Rachel Butacha : "La révision de la constitution n'est pas une priorité pour les congolais, au Président Félix Tshisekedi de chercher une solution pour la paix durable en RDC"
Le régime Tshisekedi veut à tout prix changer "réviser" la constitution de la République Démocratique du Congo pour donner à Félix Tshisekedi un autre mandat au-delà de ses deux. D'après l'opposition et la société civile, l'homme qui veut aussi accueillir des migrants expulsés des États-Unis d'Amérique, n'a pas l'ambition de laisser le pouvoir. Son projet qualifié "maléfique" domine l'actualité en RDC mais n'est vraiment pas accepté par la majorité des congolais surtout les militants activistes de plusieurs plates-formes. C'est le cas de la jeune activiste militante de Filimbi, en la personne de Rachel Butacha.
La Révision de la constitution en RDC suscite des critiques, alors que le pays fait face à une crise sécuritaire et humanitaire dans sa partie Est. "Quel est d'abord la priorité en RDC entre la fin de la guerre ou le changement de la constitution ?" s'interroge Rachel Butacha, militante du mouvement Filimbi.
"Nous sommes en guerre, nous sommes en pleine crise humanitaire qu'on arrive même pas à résoudre mais le gouvernement Tshisekedi ne s'intéresse qu'à la révision de la constitution, ce qui ne peut pas être à l'ordre du jour en ces moments de guerre." déclare a-t-elle.
La jeune activiste militante du mouvement citoyen Filimbi, Rachel Butacha dit non à la révision ou au changement de la constitution.
Pour Rachel Butacha : "La révision de la constitution en RDC est un coup de temps pour s'éterniser au pouvoir. Les parties au pouvoir, jadis opposant du régime Kabila, se partagent le géant Congo comme butin d'une guerre atroce où le peuple est victime. Le régime sanguinaire avec slogan "le peuple d'abord" marchande les voix d'un peuple meurtri par l'inaction du pouvoir."
D'après elle : "La révision de la constitution devient un slogan d'une politique incapable de finir avec la guerre qui endeuille la population depuis plus d'une décennie. Le pays est divisé. Personne n'en parle. Au lieu d'intensifier les efforts de guerre, ils se réunissent en congrès pour discuter des futilités." A-t-elle déclaré.
"Coup d’État constitutionnel"
L'opposition, affaiblie par des défaites électorales successives, accuse depuis 2024 Félix Tshisekedi de manœuvres pour rester au pouvoir, estimant que toute tentative de modifier la constitution équivaudrait à un "coup d’État constitutionnel". Certains opposants ont promis des "manifestations citoyennes à travers tout le pays" si un tel projet était mis en œuvre.
Pour rappel, l'actuel président congolais Félix Tshisekedi est au pouvoir depuis janvier 2019 après les élections de décembre 2018. Il est réélu en décembre 2023 pour un second et dernier mandat de cinq ans. Il doit alors organiser les élections où il n'aura pas droit à poser sa candidature comme président sortant après deux mandats. En janvier 2029, le géant Congo doit avoir un nouveau président élu au suffrage universel au scrutin de décembre 2028.
À la une des journaux parus le lundi 13 avril 2026 à Kinshasa, deux dossiers dominent l’actualité nationale : les incertitudes entourant les négociations sécuritaires en Suisse, dans un contexte de résurgence du M23, avec en toile de fond l’opposition de l’ancien président Joseph Kabila à la révision constitutionnelle ; et l’appel du Fonds de promotion de l’industrie, qui sollicite l’appui du gouvernement pour recouvrer près de 300 millions de dollars de créances auprès des tiers.
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À suivre