Sur le parcours de "Mama" Catherine Nzuzi wa Mbombo, l'une des figures de proue de la politique congolaise.

Sur le parcours de "Mama" Catherine Nzuzi wa Mbombo, l'une des figures de proue de la politique congolaise.

Souvent appelée "Mama Nzuzi Wa Mbombo", Catherine Nzuzi wa Mbombo est une femme politique de la république démocratique du Congo promouvant les droits et l'émancipation des femmes. Elle est entre autres candidate à la présidentielle de 2006 sous l'étiquette du Mouvement populaire de la révolution-fait privé (MPRFP), successeur du Mouvement populaire de la révolution (MPR). L’une des figures de proue de la politique congolaise, Catherine Nzuzi wa Mbombo a tiré sa révérence le mercredi 18 mars 2026 à la Clinique Ngaliema à Kinshasa à l’âge de 82 ans.

Catherine Nzuzi wa Mbombo naît le 19 décembre 1944 à Tshumbe Sainte Marie dans le Sankuru, au Kasaï. Sa mère, Alice Mbombo, est directrice de foyer social et son père, Henri Nzuzi Kamande est assistant médical. Elle a un frère, Emmanuel Nzuzi et deux sœurs plus âgés qu'elle. Sa famille est catholique et pratiquante : une de ses sœurs est entrée dans les ordres. Elle est mère de famille nombreuse de six enfants et deux fois arrière-grand-mère.

Parcours politique

Catherine Nzuzi wa Mbombo commence sa carrière de femme politique en 1967, alors âgée de seulement 23 ans en assumant les fonctions de bourgmestre (maire) de la commune de la Gombe, à Kinshasa.Elle a joué l'intermédiaire entre le ministre de l'Intérieur et le gouverneur de province en tant qu'inspectrice d’État en charge de six provinces et a été commissaire provinciale, vice-gouverneur de la ville de Kinshasa, gouverneur de la province du Kongo Central "Bas-Congo" (à l'époque Bas-Zaïre) de 1972 à 1974 et gouverneur de la ville de Kinshasa à partir de 1985.​​​​​​​Elle a été membre du bureau politique du MPR, parti-État, ensuite membre du Comité central du MPR. La plus haute fonction qu'elle a occupée est celle de deuxième vice-présidente du Comité central du MPR ; cette fonction, en vertu de la constitution de l'époque, étant l'équivalent de vice-présidente de la République. Après l'ouverture du Zaïre à la démocratie en 1990, jusqu'à la chute du régime, elle est conseillère particulière du chef de l'État.​​​​​​​Après la chute du Maréchal Mobutu, en 1997, elle est incarcérée deux ans pour haute trahison puis s’installe un moment en Afrique du Sud. Ce cadre Mobutiste à vie est Ministre de la Solidarité et des Affaires humanitaires du 30 juillet 2003 au 5 février 2007 dans le gouvernement de transition 1+4 (à la suite du dialogue inter-congolais tenu à Sun City, en Afrique du Sud).

En 2006, elle est candidate à l’élection présidentielle, sous l'étiquette du Mouvement populaire de la révolution-fait privé (MPRFP), successeur du Mouvement populaire de la révolution (MPR).

En 2021, Henriette Wamu Atamina la choisit comme marraine de l'Alliance pour la Réforme de la République (A2R). Elle bat le record de longévité d’activité politique féminine en RDC.

Féminisme et autres activités

Selon plusieurs médias congolais, La doyenne des femmes politiques de la RDC est pionnière du combat de l’émancipation de la femme en République démocratique du Congo. Elle dirige des ONG œuvrant dans la promotion et la défense des droits des femmes ainsi que l'encadrement des femmes commerçantes.

En dehors de son parcours politique et féministe, Catherine Nzuzi wa Mbombo est également femmes d'affaires. Elle est à la tête de plusieurs entreprises commerciales et immobilières. Elle a aussi été propriétaire de la chaîne de télévision Télé Kin Malebo (TKM).

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